De la confiture aux cochons
De la confiture aux cochons est un vers du dernier recueil de poésie de la très grande Catherine Lalonde. Lorsque j’ai eu la permission de l’utiliser, je me suis également octroyer le plaisir de trouver certaines ramifications à De la confiture aux cochons. C’est d’abord devenu le titre de mon prochain roman (dont la sortie est prévue à l’hiver 2011). Ensuite, c’est devenu prétexte à de longues et interminables réflexions (inhérentes à la lecture du dit-recueil). Enfin et voici, c’est devenu le premier titre d’une première note, sur un nouveau blogue.
Pour les nouveaux lecteurs, un nouveau blog est un nouveau blog, une curiosité, une plate-forme, un passe-temps. Pour les autres, ceux qui ont suivi mes écrits virtuels depuis 2006, je sais : ce blog est une centième reprise, une manière de changer d’idée, un événement éphémère parce qu’il fermera éventuellement, un élément indécis, fragile, inutile, et surtout, multiple. Combien sommes-nous, maintenant, à entretenir un blog ?
Peu importe. Je recommence (et je salue, au passage, ceux qui en ont fait la promotion et j’espère, malgré les mois d’absence, qu’ils réitéreront…).
Pourquoi reprendre ? Égoïsme pur et immodéré. Rafistolage d’événements antérieurs, présents et ultérieurs. Besoin d’être lue pendant qu’en chantier, un roman se construit. Un roman se construit mais personne ne pose sa tête au-dessus de mon épaule pour en lire les esquisses. Et ceux qui achètent Tout m’accuse ou Les revolvers sont des choses qui arrivent sont transparents et silencieux. J’ignore qui me lit, mais le besoin de savoir que je suis lue est nécessaire. Mea culpa ?
De toute manière, ce n’est pas uniquement l’écrivain qui rédige ce blog. C’est (urgence cliché !) : la femme, la metteur en scène, l’amoureuse, la solitaire, l’humaine, l’amie, la sexuée, l’inutile, l’orgueilleuse, la paresseuse, la cuisinière, la coupable, l’adolescente, l’anorexique et la gourmande, l’anxieuse, la fidèle, la peureuse, la tatouée et l’irréductible passionnée pour ceci, cela, et pour les énumérations…
Ceci étant dit.
Bienvenue anciens et nouveaux lecteurs.
À quoi s’attendre, désormais, avec L’autre quotidien (prise 2) ?
Je vous promets des notes, des chroniques et des impulsions tantôt ludiques, tantôt violentes (comment déroger au style ?). Toutes temporelles, tracées dans un espace-temps précis, marquées par des éléments du quotidien. Des passages inédits de mon prochain roman. Des réflexions débiles, censées, nerveuses, emballées sur les shows en cours ou à venir. Des confidences sur mon talent pour l’amitié et mon absence de talent pour l’amour. Des délires poétiques (mais courts, faut pas s’en faire). Des critiques subjectives et sans impact sur les spectacles que je verrai et les lectures que je ferai. Un calendrier des événements à venir, de la pub pour mon petit visage angélique et pour les autres qui me sont chers. Des insultes. Des notes qui s’adresseront à “toi, personnellement”, et autres silences parce que du coup, je n’aurai plus envie d’entretenir mon blog, mais je n’aurai pas non plus envie de le fermer. Et des photos. Ceux qui me connaissent savent que les photos font partie de “L’autre quotidien”, et ceux qui me découvrent verront ces images comme de véritables ouvertures au voyeurisme (ou à l’exhibitionnisme, c’est selon).
Je vous invite donc, chers lecteurs, à faire parcourir ce lien à ceux et celles qui auraient envie de lire le quotidien d’une simple femme : celle-là même qui s’exhibe imposteur, prétextant le statut d’écrivain pour obtenir la permission d’écrire.
Car finalement, le produit de l’écrivain n’est-il pas “de la confiture aux cochons” ?


je t’adore et me promet bien de te lire aussi souvent que possible. Amuse toi bien et laisse aller ton intérieur sur ces pages que nous (un peu voyeurs) s’amuseront à lire, à commenter et à se mettre à réfléchire sur tes écrits, tes ressentits et quelques fois sûrement, tes quelques folies.